[Séminaire] objets : publication des trois années du projet « Traverses et Inattendus » + nouvelle perspective : vers une école expérimentale, les 1 et 2 déc. 2018, à la Chapelle-Faucher, Dordogne.

Je participe au Séminaire les 1 et 2 déc. 2018, à la Chapelle-Faucher, Dordogne. Les objets suivants seront abordés : publication des trois années du projet « Traverses et Inattendus » + nouvelle perspective : vers une école expérimentale.

L’école expérimentale, la première année, devrait se dérouler en juillet 2019 dans le domaine de Barbarie à la Chapelle-Faucher et être conduite par des étudiant(e)s en cours de cursus ou sorti(e)s depuis quelques années de l’école ; ils seront issus des écoles supérieures d’art de France et des universités, toutes disciplines confondues, enfin tel est le souhait en cette fin 2018.

La publication verra le jour au printemps 2019. J’y co-écris un article sur l’infrastructure et le fonctionnement des participants au projet « Traverses et Inattendus » sur les 3 ans. Extrait : « […] Pendant les résidences/sessions, les participants de T & I expérimentent des modes de penser et de faire à l’appui du corps, de la durée, de l’intellect, du contexte à l’appui d’un certain nombre de protocoles établis à partir du projet. « Les participants (artiste, politique, public, commanditaire etc.) ne sont pas réunis pour produire une oeuvre ou un spectacle commun ; ils sont ensemble pour inventer des modes d’agir, expérimenter des productions de temps et d’actions, sans se soucier d’une forme stable. … Les protocoles prennent la forme d’un dispositif de règles arbitraires et provisoires, dont tous les termes et les modes peuvent êtres questionnés et rejoués par les divers protagonistes. »  écrit Jean-Paul Thibeau. Ce projet se construit bien sur la base d’une collaboration définie comme « processus inventif». Ce dernier permet de suspendre temporairement les conditionnements du corps, de la pensée, des désirs, etc. et « de donner de l’importante aux forces déjà là mais non constituées encore en langage[1]. » Ils construisent également, à l’intersection des pratiques, une plate-forme commune d’échanges en transformation constante car s’adaptant à ce qui se vit en se faisant. Les cadres des expériences artistiques proposés sont majoritairement placés dans un contexte d’interaction culturelle, sociale et psychologique. Les données de l’expérience soient les formes naturelles et sociales générées fournissent un appui intellectuel, linguistique, matériel, temporel, habituel, performatif, éthique, moral et esthétique à l’intérieur duquel un sens est à trouver. […] «