Troisième et dernière journée d’étude du cycle « Artistes femmes : les formes de l’engagement », 7 mars 2018, ESAP et UPPA, Pau

J’ai coordonné avec Pascale Peyraga et Sabine Forero de l’université de Pau et des Pays de l’Adour, la troisième et dernière journée d’étude du cycle « Artistes femmes : les formes de l’engagement », consacrée à une double thématique sur l’exposition, « Exposer/être exposée »

c’est le mercredi 7 mars – 9h-17h
Médiathèque André Labarrère, Pau
ouvert à tous

au programme des conférences et entretiens : Julie CRENN, Annabelle TENEZE, Patricia MAYAYO BOST, Michket KRIFA, Suzanne HUSKY, Consuelo MANRIQUE, Sabine FORERO MENDOZA, Sabine DELCOUR, Florence DE MECQUENEM, Corinne MELIN, Anne GARDE.

PRÉSENTATION
Dans les années 60, l’entrée en nombre des femmes sur la scène artistique a coïncidé avec une profonde remise en question des modalités d’existence, de production et de réception de l’œuvre d’art. L’ébranlement des structures établies et la mise à bas des conventions allaient alors de pair avec l’exploration de nouvelles formes d’expression et l’extension du territoire de l’art hors de ses frontières traditionnelles. Les femmes ont largement participé à un mouvement qui voyait se rejoindre expérimentations artistiques et revendications politiques et sociales : la lutte pour l’émancipation était aussi une lutte pour le droit à être artiste. Placé au centre des pratiques, le corps exhibé, mis en scène et à l’épreuve, se faisait agissant et devenait un instrument de combat.
Près d’un demi-siècle plus tard, il nous appartient de nous retourner sur ces actions pionnières pour en évaluer la signification et en mesurer la résonnance. Les interdits et tabous socioculturels et artistiques jadis dénoncés sont-ils dépassés ? Alors que la scène artistique prend désormais les dimensions de la planète, sur quels terrains se déploie l’engagement des femmes artistes ? Au travers de quels choix, plastiques et esthétiques, élaborent-elles des formes de résistance et confèrent-elles à l’art la fonction critique de « changer le spectateur en acteur conscient de la transformation du monde » (J. Rancière, Malaise dans l’esthétique, p. 65) ? De telles questions incitent à dépasser la seule considération d’un art dit féministe, car ce cadre empêche de prendre en compte une grande variété de situations, de points de vue et de propositions qui n’adoptent pas nécessairement des postures militantes. Elles ne reviennent pas davantage à poser l’existence d’une spécificité féminine des manières de faire artistiques : cela reviendrait à isoler les femmes artistes d’un ensemble auquel elles appartiennent. Il s’agit de s’arrêter sur quelques figures majeures qui, bien qu’elles aient largement contribué à définir la vie artistique des dernières décennies, demeurent encore insuffisamment étudiées. Plus largement, il s’agit d’examiner les thématiques, les formes et les représentations abordées ou construites par les artistes femmes, qui, pour diverses qu’elles soient, dessinent un espace commun, sciemment ou non partagé.

La journée d’étude « Artistes-femmes : les formes de l’engagement, exposer/être exposée » organisée conjointement par Corinne Melin (ESAP-site de Pau), Sabine Forero Mendoza (UPPA, laboratoire ITEM) et Pascale Peyraga (UPPA, laboratoire Arc Atlantique), avec le soutien de la Fédération de recherche « Espace, frontières, métissages » (UPPA) est la troisième et dernière d’un cycle de trois ans.

Elle aura lieu le MERCREDI 7 MARS 2018 à la Médiathèque André Labarrère, Pau, 9h-17h, suivie à 18h (Bel Ordinaire), d’une performance proposée par Aline Ribière, La Robe du Japon.

La journée d’étude sera précédée, le 6 mars à 18h, du vernissage de l’exposition « Manière de faire, manière d’agir » au Bel Ordinaire.

uppa_esa_je_2018_c_1