Atelier le 19 oct. 2017 à l’ESA des Pyrénées, Pau avec l’artiste Véronique Lamare et les étudiants, option art

Une sélection d’images de l’intervention de l’artiste Véronique Lamare avec les étudiants de l’ESA des Pyrénées Pau, et dans le cadre du cours de Corinne Melin « les langages corporels » – atelier intermédia.

sur L’atelier

L’atelier s’est passé dans le jardin partagé de l’école, et ces espaces contigus non aménagés. Ainsi, nous fîmes par le geste, le mouvement, les déplacements, par des dépenses physiques, des explorations de notre environnement immédiat. L’espace choisi devenait pendant un moment notre terrain de jeu. Ce fut le jardin avec son dallage, les surfaces miroitantes du bâtiment inscrit dans le prolongement de ce dallage, la rectitude des haies délimitant des parcelles, le sol, les murs. Ce fut une redécouverte de l’espace pratiqué jusqu’alors de notre quotidien le plus banal.

Pour s’inscrire dans le sillage de la pensée de Dewey sur l’expérience de l’art, ce qui fut vécu fut une expérience esthétique. Elle s’est inscrite dans les flux de notre environnement, tout en s’en détachant, faisant de ce moment de temps et d’espace : une expérience extra-ordinaire. Cette expérience esthétique a ses propres seuils et limites, dépendant en partie des intentions corporelles et psychiques engagées par les participants. Afin de les favoriser, le contexte a été choisi pour sa présence scénique, pré-existante à son activation par nos gestes : surface miroir, bordures, dalles, tracés divers sur les murs… Quoique les gestes aient été déplacés, décalés par rapport à la fonction désignée des lieux, ils ont participé pleinement à le définir, à en cerner seuils et limites.

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sur Véronique Lamare

L’artiste a développé notamment un art training fondé sur des dépenses physiques dans l’espace urbain ; ce dernier offre des espaces scéniques déjà là, traces des opérations urbanistiques par exemple. (L’artiste a exploré la ville de Bordeaux en ce sens, lors du réaménagement des quais.) Le geste (boxer, tirer, porter, soulever…) devient, dans ces espaces en attente, le signe d’une dépense gratuite, et dont une de ses limites en serait l’épuisement. Voir le site de l’artiste